Architectes : un ingénieur CVSE intégré dès l'avant-projet
Le local technique qui grandit de six mètres carrés au projet d'exécution, la gaine qu'il faut ouvrir dans un séjour déjà vendu, la pompe à chaleur (PAC) extérieure refusée par la commune pour trois décibels : ces situations ont un point commun. La technique est arrivée après les décisions d'architecture, et elle les a subies.

Nous proposons l'inverse. Nous entrons dans le projet à l'avant-projet, nous réservons ce qu'il faut réserver, nous portons le dossier énergie du permis, et nous restons jusqu'à la réception. Nous intervenons comme ingénieur CVSE, avec le positionnement qui fait notre offre : toutes les techniques du bâtiment, un seul interlocuteur, un seul contrat, un seul planning. C'est le mandat d'ingénierie du bâtiment coordonnée, auquel s'accrochent les trois appuis décrits plus bas : le dossier de mise à l'enquête, le bilan thermique, puis les appels d'offres et la direction des travaux techniques.
Avant-projet et projet : ce que nous fixons avant qu'il soit trop tard
Les phases SIA 31 et 32 sont celles où la technique coûte le moins cher à intégrer et le plus cher à oublier. Nous y livrons peu de plans et beaucoup de décisions.
- Le concept énergétique : source de chaleur (PAC air-eau ou sol-eau, chauffage à distance si un réseau passe, bois), émission (sol, radiateurs, plafonds), ventilation (simple flux, double flux, hybride), rafraîchissement si le programme le demande. Chaque option est chiffrée en puissance et en surface de local.
- Les réserves : dimensions du local technique, hauteur libre sous dalle pour les monoblocs, gaines verticales et leur position par rapport aux pièces d'eau, passages en sous-sol, emplacement des sondes géothermiques sur la parcelle, sortie et prise d'air, cheminée éventuelle.
- La faisabilité réglementaire : implantation d'une PAC extérieure au regard du bruit, admissibilité des sondes, disponibilité réelle d'un réseau de chaleur, contraintes patrimoniales sur les façades et la toiture.
- Le pré-bilan thermique : premier calcul SIA 380/1 sur l'enveloppe esquissée, qui indique tout de suite si le projet tient la valeur limite ou s'il faut retravailler l'isolation ou les vitrages.
Un exemple concret : sur un immeuble neuf de trois logements Minergie à Lausanne, le comparatif entre PAC air-eau et géothermie a été mené en phase projet, avec les conséquences sur la toiture, la parcelle et le local technique, avant le dépôt du devis général et des formulaires EN-VD.
Le permis : un dossier énergie qui ne revient pas de la CAMAC
Dans le canton de Vaud, le dossier énergétique de la mise à l'enquête est le point où un projet perd le plus facilement six semaines. Nous remplissons les formulaires EN-VD (1, 2a, 2b, 3, 4, 5, 72 selon le cas), nous joignons le bilan thermique SIA 380/1 calculé avec Lesosai, et nous assemblons les pièces que la CAMAC attend.
Trois règles vaudoises pèsent particulièrement sur la conception :
- Rénovation lourde : dès que les travaux du CFC 2 dépassent 50 % de la valeur ECA du bâtiment (RLVLEne art. 2 let. i), l'enveloppe doit être mise en conformité selon SIA 380/1 en performance globale (art. 19a). Cela se sait dès l'estimation du coût, pas au dépôt du dossier.
- Ventilation : au-delà de 1'000 m³/h d'air extrait par bâtiment, l'installation est soumise à autorisation du service, et la récupération de chaleur avec amenée d'air neuf contrôlée devient obligatoire au-delà de 1'000 m³/h et 500 heures par an (RLVLEne art. 35). En habitation, les débits se calculent selon SIA 382/5:2021 : 30 m³/h d'air fourni par pièce, et au moins 50 m³/h d'air repris pour l'unité d'habitation en fonctionnement continu. Les autres affectations relèvent de la SIA 382/1.
- Bruit des PAC : le niveau de puissance acoustique à 2 °C extérieur est déterminant, la nuit fait foi, le point d'immission est le milieu de la fenêtre ouverte du voisin. Le justificatif se dépose sur le formulaire LN-1a. Un angle rentrant coûte 6 dB, ce qui condamne souvent l'emplacement le plus discret sur le plan.
À Genève, le dossier passe par l'OCEN, avec un concept énergétique de bâtiment exigé selon des seuils et une procédure d'autorisation propre pour les PAC. Nous le préparons ; les seuils applicables se vérifient sur ge.ch au cas par cas.
Soumissions et direction des travaux techniques : des offres comparables, puis un chantier contrôlé
En phase 41, nous rédigeons des cahiers de soumission par CFC et nous les envoyons à plusieurs entreprises sur des bases identiques. Le tableau comparatif que nous remettons à l'architecte et au maître d'ouvrage isole les rabais, les escomptes, les variantes et les postes manquants. Sur huit villas neuves à Trélex, neuf offres ont été dépouillées ainsi avant adjudication.
En phases 51 à 53, nous produisons les plans d'exécution, nous tenons les séances avec les installateurs, nous contrôlons ce qui est posé par rapport à ce qui a été offert, puis nous menons la mise en service et la réception. Les réserves sont listées, chiffrées, levées. C'est la direction des travaux techniques, limitée aux lots techniques : la direction générale des travaux, qui pilote l'ensemble des corps de métier et le planning du chantier, reste chez l'architecte ou chez le mandataire qui en est chargé. Les appels d'offres et la direction des travaux sont décrits en détail sur leur page.
Concours et études de faisabilité
Pour un concours ou un mandat d'étude parallèle, nous fournissons le concept énergétique et technique demandé par le programme : choix de la source de chaleur, stratégie de ventilation et de confort d'été, principe de distribution, surfaces techniques à réserver, premier ordre de grandeur des besoins. Le rendu tient sur les pages imposées et s'appuie sur des calculs, pas sur des intentions.
Nous participons aussi aux études de faisabilité avant achat ou avant dépôt : un immeuble à surélever, une chaufferie à remplacer en site occupé, un bâtiment à transformer avec un changement d'affectation. La question à laquelle nous répondons est toujours la même : qu'est-ce que la technique impose au projet, et qu'est-ce qu'elle lui permet ?
Le périmètre CVSE d'un mandat
Le bureau réunit plusieurs ingénieurs et porte la coordination technique de l'ensemble des disciplines : chauffage, ventilation, froid, eau chaude, sanitaire, électricité, régulation et mesure. Pour l'architecte, cela signifie un seul contrat d'ingénierie, un seul planning des études, un seul interlocuteur en séance. Le périmètre exact est arrêté dans l'offre écrite, phase par phase.
Ce n'est pas une condition. Si votre équipe est déjà constituée, nous intervenons comme spécialiste d'une discipline sur un périmètre défini, dans le calendrier du mandataire qui pilote. Et nous répondons volontiers en groupement de mandataires avec d'autres bureaux, comme membre pour les techniques ou comme pilote des études techniques ; les responsabilités se répartissent alors selon la convention du groupement. Le partage, c'est la connaissance, et le plaisir de rencontrer des confrères. Les trois façons de travailler sont décrites sur la page ingénierie du bâtiment coordonnée.
Outils et échanges de données
Nous dessinons en 3D avec Plancal nova et nous échangeons en IFC avec les maquettes Revit ou AutoCAD des architectes. Les bilans thermiques sont faits sur Lesosai, ce qui permet de tester rapidement une variante d'isolation ou de vitrage pendant une séance de projet. Les réserves techniques sont livrées dans la maquette, pas seulement en annexe d'un courriel.
Un mandat décrit selon les règlements SIA
Nous fournissons des prestations selon les règlements SIA applicables : le SIA 108 pour la technique du bâtiment, le SIA 102 pour les prestations d'architecte et la direction générale des travaux lorsque le mandat est un clé en main. Le mandat est décrit phase par phase (31 avant-projet, 32 projet, 33 procédure d'autorisation, 41 appels d'offres, 51 projet d'exécution, 52 exécution, 53 mise en service). L'offre que vous recevez sous cinq jours ouvrés précise les phases couvertes, les prestations comprises et celles qui ne le sont pas.
Références avec des architectes
- Immeuble de 15 logements Minergie, Saint-Prex (2023) — Démolition d'une villa et construction Minergie. Mission : de l'avant-projet à la mise en service, concept technique et dimensionnement, devis général, formulaires EN-VD, dossier de certification, cahiers de soumission et comparatif, puis direction des travaux techniques.
- Rénovation-surélévation et immeuble neuf, Prilly (2023) — Immeuble de 24 logements de 1958 surélevé de huit logements et immeuble neuf voisin. Mission : concept énergétique et CECB, projet, mise à l'enquête, soumissions et suivi d'exécution, pour deux PAC géothermiques de 90 et 75 kW sur huit sondes de 225 m avec géocooling.
- Immeuble neuf de trois logements Minergie, Lausanne (2023) — Mission : comparatif chiffré entre pompe à chaleur air-eau et sondes géothermiques comme décision de projet, puis devis général, formulaires EN-VD, dossier Minergie, cahiers de soumission et dépouillement, et direction des travaux techniques jusqu'à la mise en service.
- Immeuble neuf de cinq appartements en PPE, Lausanne (2025, terminé) — Mission limitée à la phase d'appel d'offres, pour une entreprise générale : cahiers et plans de soumission du double flux à récupération enthalpique, de la ventilation du parking et du chauffage au sol, jusqu'au dépouillement des offres.
- Surélévation de quatre entrées d'immeubles, Onex (2024) — Surélévation d'un étage et assainissement partiel des installations. Mission : audit de l'existant, concept technique, cahiers de soumission et direction des travaux techniques.
Pour les projets visant un label, la page Minergie détaille ce que la certification exige en neuf et en rénovation, notamment sur la ventilation.
Questions fréquentes
À quel moment nous appeler ?
Dès l'esquisse, idéalement avant le premier rendu au maître d'ouvrage. Une demi-journée de travail en phase 31 évite des semaines de reprise en phase 51. Si le projet est déjà à l'enquête, nous reprenons le dossier énergie là où il est.
Travaillez-vous en groupement de mandataires ?
Oui, comme membre pour les techniques ou comme pilote des études techniques. Plusieurs de nos mandats sont menés ainsi, avec des bureaux confrères pour la structure, le sanitaire ou l'électricité. Dans ce cas, le maître d'ouvrage contracte avec le groupement et les responsabilités suivent la convention signée entre les partenaires : l'offre écrite précise le cadre qui s'applique.
Comment les disciplines sont-elles coordonnées entre elles ?
Par nous. Les livrables de chaque discipline sont intégrés dans les mêmes plans et le même calendrier, et l'architecte garde un seul interlocuteur en séance. Le périmètre de chaque mandat est détaillé dans l'offre écrite.
Travaillez-vous en BIM ?
Oui. Nous modélisons en 3D et nous échangeons en IFC. Le niveau de détail est convenu au démarrage selon ce que le maître d'ouvrage attend réellement de la maquette, sans surcharger un projet qui n'en a pas besoin.
Intervenez-vous sur de petits projets ?
Oui. Une villa, une surélévation de trois logements, une transformation d'arcade sont des mandats courants du bureau. Ce qui compte n'est pas la taille, c'est que la technique soit décidée au bon moment.
Dans quel périmètre géographique ?
Vaud et Genève au quotidien, depuis nos bureaux de Villars-Tiercelin et de Crassier, Fribourg et le Valais régulièrement, Neuchâtel, le Jura et le canton de Berne également. Nous répondons en français, en allemand comme en suisse allemand, et en anglais — trois langues maternelles au bureau —, ce qui simplifie les projets portés par des maîtres d'ouvrage alémaniques ou internationaux.
Envoyez-nous vos plans d'avant-projet via la page contact ou au +41 79 257 46 00 ; un ingénieur vous répond et vous recevez une offre d'ingénierie par phases sous 5 jours ouvrés.
Mise à jour : 2026-09-19